Pouilly-Fuissé

250 domaines produisent 45000 hectolitres de vin sur une superficie de 780 hectares avec un rendement moyen de 50 hl/ha. Le climat est continental tempéré

L’appellation de Pouilly a été créée en 1936 déjà. Ce n’est que plus tard que cette appellation était divisée en trois: Pouilly-Fuissé, Pouilly-Loché (le plus petit des 3) et Pouilly-Vinzelles (un peu moins du double de Pouilly-Loché en superficie). Uniquement le chardonnay peut être planté dans cette région.

Pouilly-Fuissé s’étend sur une ligne nord-nord-ouest vers sud-sud-est et comprend les villages de Vergisson, Solutré-Pouilly, Fuissé et Chaintre. Les roches de Vergisson et de Solutré sont des points de repère très visible dans la région. Outre qu’ils font preuve d’une géologie très intéressante, ils formaient aussi l’abri d’une culture active dans le paléolithique. L’activité humaine peut être retracée jusqu’il y a 30.000 ans. En revanche, ne croyez pas au mythe que ces hommes de néanderthal aient fait sauter des chevaux du haut de la roche de Solutré pour les dépecer par la suite au pied du rocher. La réalité est plus simple: d’importantes migrations de troupeaux passaient par là et les animaux étaient rabattus contre la falaise de la roche. Là les animaux pris au piège furent abattus. Cette chasse fut pratiquée à cet endroit pendant près de 25.000 ans et explique la forte quantité d’ossements.

Le terroire est très calcaire comme en attestent les rochers, mais la géologie est plus complèxe que cela. On dénombre pas moins de 15 terroirs différents. Cette importante variété géologique est au départ de terroirs plus qualitatifs que les autres et d’une certaine diversité dans les vins. L’exposition au soleil est aussi très différente de climat en climat. Ceux de Chaintré sont plus exposés vers le Sud, donnant de vins plus amples alors que les versant de Vergisson voit ses vignobles exposés vers le Nord, offrant des vins plus vifs.

L’appellation n’a pas de Premier Cru comme on en retrouve dans le reste du vignoble bourguignon. Durant la seconde guerre mondiale, le mâconnais était sous la gestion de Vichy. Le reste de la Bourgogne était directement gérée par les allemands. Comme les vins non classés risquaient d’être réquisitionnés par l’envahisseur, les vignerons se sont hâtés à classer les meilleurs climats comme Premier Cru alors que cette urgence n’existait pas en mâconnais. Un dossier est maintenant préparé pour faire classer une trentaine de climats en Premier Cru. Ce dossier ouvert en 2003 n’a toujours pas abouti. Néanmoins, les Premiers Crus du mâconnais existent bel et bien: certains climats imposent par exemple un titrage alcoolique plus élevé et/ou bien demandent un prix plus élevé que les climats voisins. Le Premier Cru ne ferait rien d’autre que confirmer un état de fait.